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Examen d’Etat 2026 : la révolution silencieuse de Raïssa Malu avec un nouveau centre de correction à Lubumbashi

Loin des discours tapageurs et des grandes annonces, c’est une réforme de fond qui est en train de transformer l’Examen d’État en République Démocratique du Congo. À Lubumbashi, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a donné, lundi 22 juin 2026, le coup d’envoi des opérations de scannage des copies de l’édition 2026, consacrant une révolution discrète mais déterminante dans le processus de correction de la plus importante évaluation certificative du pays.

L’événement a été marqué par l’inauguration du nouveau bâtiment abritant le centre provincial de scannage, baptisé «Centre de scannage Raïssa Malu Dinanga ». Bien plus qu’une infrastructure moderne, l’édifice symbolise la volonté de décentraliser un système autrefois concentré à Kinshasa. Désormais, aux côtés des centres pilotes de Lubumbashi et de Mbuji-Mayi, d’autres antennes ont vu le jour à Kisangani, Tshikapa, Gemena et Butembo, dessinant les contours d’une nouvelle architecture nationale de traitement des copies.

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Le Haut-Katanga, laboratoire d’une réforme

Le choix du Haut-Katanga n’est pas fortuit. C’est dans cette province que la réforme de la correction numérique a été expérimentée dès 2025. Une phase pilote qui avait permis la publication des premiers résultats trois jours seulement après la fin des épreuves, grâce notamment au logiciel « S Note Manager ». Une prouesse qui avait valu au secteur éducatif les félicitations du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de son adresse à la Nation de décembre 2025.

Pour les responsables éducatifs locaux, le nouveau centre représente l’aboutissement d’un projet porté depuis plusieurs années. Construit en cinq mois, le bâtiment a été conçu pour accueillir les copies provenant des provinces issues du découpage du Grand Katanga, renforçant ainsi le rôle stratégique du Haut-Katanga dans la nouvelle organisation du système.

La technologie au service de la célérité

Doté de cinq scanners de dernière génération, d’un serveur central et d’une vingtaine de postes de contrôle, le centre provincial dispose d’une capacité de traitement largement supérieure à celle de l’année précédente. Selon l’Inspecteur principal provincial, Jean-Pierre Kokumbo Egba, un seul scanner peut traiter jusqu’à 403 copies en trois minutes, une performance qui traduit les ambitions d’efficacité et de fiabilité poursuivies par les autorités éducatives.

Au-delà des chiffres, cette modernisation répond à une exigence plus profonde : réduire les délais de correction, sécuriser les données et renforcer la crédibilité de l’Examen d’État, véritable rite de passage pour des centaines de milliers de candidats.

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Une vision plus large pour l’école congolaise

Quelques heures avant d’actionner les opérations de scannage, Raïssa Malu avait lancé officiellement les épreuves de la 59e session ordinaire de l’Examen d’État au Lycée Tuendele de Lubumbashi. La veille, elle s’était rendue à l’École Malaika et à son centre communautaire, fondés par Noëlla Coursaris Musunka, où des jeunes filles issues de milieux défavorisés bénéficient d’un enseignement gratuit et de qualité.

Entre modernisation des examens et promotion d’une éducation inclusive, la ministre d’État poursuit ainsi une même ambition : faire de l’école congolaise un levier de transformation. Une révolution silencieuse, certes, mais dont les effets pourraient durablement marquer le système éducatif national.

Tighana MASIALA

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