L’enquête sur l’incident de l’avion présidentiel, qui a frôlé le drame dans la nuit du 10 au 11 septembre, vient de connaître un rebondissement spectaculaire. Le directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA), Léonard Ngoma Mbaki, a été placé en détention après avoir tenté de quitter clandestinement le pays dans la nuit de dimanche à lundi.
Selon des sources aéroportuaires bien informées, le DG de la RVA, convoqué et interrogé dans le cadre de l’enquête, se croyait hors de danger. Mais dans un geste qui a trahi sa nervosité, il a tenté de s’envoler discrètement à bord d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines. Sa tentative a été déjouée in extremis : il a été « débarqué du bus » qui le conduisait à l’avion, quelques heures seulement avant l’embarquement. M. Ngoma Mbaki était accompagné de trois collaborateurs, également interpellés. Tous sont en détention dans l’attente de la conclusion des investigations.
Un incident qui cache un profond mystère
Cet épisode dramatique confirme que l’incident qui a failli mettre en péril la vie du Président de la République, Félix Tshisekedi, est bien plus qu’une simple négligence. La fermeture du restaurant «Karibu », situé à l’entrée du parking de l’aéroport international de N’Djili et appartenant à l’ancien chef d’état-major des FARDC, le général Christian Tshiwewe – déjà arrêté pour suspicion de coup d’État –, ajoute une dimension inquiétante à l’affaire. Cette coïncidence troublante laisse planer le spectre d’un complot bien plus vaste.
Cette arrestation s’inscrit dans une série de sanctions rapides et sévères. Dès les heures suivant l’incident, le commandant de l’aéroport international de N’Djili avait été suspendu. Plusieurs autres cadres et techniciens de la RVA ont également été interpellés par les services de renseignement. Les autorités semblent déterminées à faire toute la lumière sur ce qui s’apparente de plus en plus à une tentative déguisée contre la sécurité du Chef de l’État.
La gestion de cet incident critique et les fuites présumées au sein de l’administration aéroportuaire soulèvent de graves questions sur la sécurité aérienne nationale et la loyauté de certains hauts responsables. L’enquête se poursuit pour déterminer s’il s’agissait d’une faille technique, d’une négligence criminelle ou d’un acte délibéré.
Econews

