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L’IGF passe en mode contrôle systémique – Le défi est d’avoir des inspecteurs des finances « augmentés » (C. Bitasimwa)

Face à l’urgence d’une gouvernance financière irréprochable en République Démocratique du Congo, le Chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), Christophe Bitasimwa Bahii, engage l’institution dans une véritable révolution structurelle. Au cœur du séminaire de renforcement des capacités des partenaires sociaux — qui se tient du 8 au 13 juin 2026 au chapiteau du Restaurant 19 dans la commune de la Gombe, à l’initiative de l’ONG Toile d’araignée —, le patron de l’IGF affiche une détermination inflexible pour propulser son ambitieux Plan triennal à l’horizon 2028. Rompant avec les méthodes traditionnelles, Christophe Bitasimwa sonne la mobilisation générale pour imposer le « contrôle systémique » et donner naissance à des inspecteurs des finances « augmentés » par les nouvelles technologies. Pour ce faire, l’homme fort de l’IGF est prêt à relever le défi titanesque du financement d’un plan de 39 millions USD, réaffirmant son refus catégorique du statu quo pour asphyxier définitivement la fraude et garantir que chaque franc public serve exclusivement l’intérêt général.

L’air est chargé d’une énergie nouvelle dans l’enceinte du chapiteau du Restaurant 19, à la Gombe. Fini le temps de la simple « patrouille financière » qui a fait les grandes heures de l’IGF sous l’ère Jules Alingete (2020-2025). Place à l’offensive numérique.

Du 8 au 13 juin 2026, sous l’impulsion visionnaire de l’ONG Toile d’araignée et son coordonnateur Jérôme Sekana Pene Papa, l’IGF ne forme pas ses simples partenaires : elle les enrôle dans une croisade. Une croisade contre l’opacité, contre la fraude palliative, et pour la renaissance d’une « intelligence financière » digne de la République.

Le nouveau patron de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahii, succédé à Jules Alingete en mai 2025, a été clair, mardi, lors d’un exposé magistral : « L’enjeu n’est plus seulement de vérifier la régularité des actes, mais de transformer durablement la gouvernance financière de l’État. » Ambition ? Passer des traditionnels contrôles de l’IGF (a priori, a posteriori ou concomitant) à l’intelligence prédictive.

Le « contrôle systémique » : l’arme absolue contre l’impunité

Bitasimwa ne cache rien de la complexité du chantier. Il l’assume haut et fort : « Le défi est énorme. » Mais la feuille de route est impitoyable. Objectif : phase expérimentale en 2027, maturité opérationnelle en 2028. Ce n’est pas un vœu pieux, c’est un calendrier de guerre.

Pour y parvenir, l’IGF sort la cavalerie lourde : une « architecture digitale » massive. Le coût global du Plan triennal 2026-2028 est estimé à 39,63 millions USD, dont 37% fléchés vers la transformation digitale. Une révolution copernicienne. Mais là où l’homme montre sa détermination, c’est sur le financement : sur fonds propres, l’IGF est prête à débourser 22 millions USD. Il reste un gap de 17,4 millions. Un détail ? Non. Mais Bitasimwa ne mendie pas : il exige. Il lance un plaidoyer musclé au Gouvernement et aux partenaires techniques et financiers : « Le succès de ce plan est une condition sine qua non pour l’amélioration durable des finances publiques. »

L’humain au cœur de la machine de contrôle

Face aux plus de 200 participants – journalistes, société civile, artistes –, le verbe du patron de l’IGF ne flanche pas. Il parle d’inspecteurs des finances « augmentés ». Non, ce n’est pas de la science-fiction. C’est la nouvelle matrice de la lutte anti-détournement.

« Nous voulons des inspecteurs des finances augmentés, en capacité de se servir des outils des NTIC pour étouffer toute tentative de fraude », martèle-t-il. Concrètement, le contrôle systémique « augmente la capacité d’analyse, réduit les tâches répétitives, améliore la qualité des investigations, et permet de couvrir davantage d’entités ». En clair : la fraude n’aura plus aucun recoin où se cacher.

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Le partenariat médiatique : une alliance décisive

Ce séminaire, initié par l’ONG Toile d’araignée (plus de 250 journalistes économiques spécialisés), n’est pas un luxe. C’est un maillon essentiel de la stratégie. En conviant la presse, la société civile et les artistes à cette semaine d’immersion, Christophe Bitasimwa ne cherche pas des observateurs passifs, mais des vigies citoyennes. L’enjeu est de bâtir un partenariat de longue durée pour accompagner chaque phase du déploiement du contrôle systémique.

Jusqu’au samedi 13 juin 2026, on n’attendra pas une simple conclusion, mais un manifeste commun pour la transparence.

« Chaque franc doit servir l’intérêt général »

Dans une envolée qui a marqué les esprits, le patron de l’IGF a résumé sa philosophie : « Le contrôle systémique ne constitue pas une simple option stratégique ; il s’impose comme une réponse indispensable aux défis complexes des finances publiques.» Et d’ajouter, comme un serment républicain : « Chaque franc mobilisé doit contribuer effectivement à la satisfaction de l’intérêt général et à la promotion d’un développement durable et inclusif. »

Au chapiteau du Restaurant 19 de la Gombe, le message est passé. L’IGF passe en mode « contrôle systémique ». Ce n’est plus une réforme administrative. C’est une révolution silencieuse, mais les armes sont dégainées. L’horizon 2028 est certes proche, mais avec Christophe Bitasimwa Bahii aux commandes, le temps ne sera plus un alibi, mais un allié de la rigueur.

La partie de chasse contre la fraude commence maintenant. Et cette fois, les flics financiers sont connectés pour traquer tous les fossoyeurs de la République.

Econews

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