Après l’étape du Sankuru, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a mis le cap sur la province de la Tshuapa dès le 20 juin 2026. En inspectant personnellement le réseau routier dégradé, les plantations agricoles et les infrastructures portuaires de Boende et de Monkoto, le patron de l’Économie réaffirme sa détermination à briser l’enclavement des provinces. Une tournée stratégique qui confirme sa volonté politique de créer une véritable interconnectivité économique nationale, indispensable pour libérer le potentiel de production de l’arrière-pays et fluidifier les échanges commerciaux à travers la République.
Après le Sankuru, c’est au tour de la Tshuapa de recevoir la visite du Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Au-delà d’une simple mission de terrain, cette tournée s’inscrit dans une vision plus large : celle de construire une véritable interconnectivité économique entre les provinces de la République démocratique du Congo afin de transformer un vaste territoire encore fragmenté en un espace économique intégré et dynamique.
Arrivé le samedi 20 juin à Boende, chef-lieu de la province de la Tshuapa, le patron de l’Économie nationale a immédiatement donné le ton de sa mission. Son agenda, marqué par des visites d’infrastructures stratégiques, des échanges avec les autorités locales et des consultations avec les forces vives de la province, témoigne d’une approche pragmatique fondée sur la connaissance directe des réalités du terrain.
Cette démarche intervient quelques semaines seulement après sa tournée économique dans le Sankuru, confirmant ainsi sa détermination à identifier les blocages structurels qui empêchent encore les provinces congolaises de participer pleinement à la dynamique de croissance nationale.
Les routes, maillon faible de l’économie provinciale
Premier arrêt de la délégation gouvernementale : la direction provinciale de l’Office des Routes. Les échanges avec les responsables techniques ont mis en lumière l’un des principaux obstacles au développement de la Tshuapa : l’état préoccupant du réseau routier.
Axes dégradés, zones marécageuses difficiles d’accès, digues endommagées et manque d’entretien constituent autant de freins à la circulation des personnes et des marchandises. Pour Daniel Mukoko Samba, la question des infrastructures de transport ne relève pas seulement du désenclavement local ; elle constitue un enjeu majeur de compétitivité économique nationale.
Sans routes praticables, les productions agricoles peinent à atteindre les centres de consommation, les investisseurs hésitent à s’implanter et les provinces restent confinées dans une économie de subsistance. La réhabilitation des infrastructures apparaît ainsi comme une condition préalable à la création d’un marché intérieur intégré.
Miser sur les potentialités agricoles locales
Accompagné du gouverneur Armand Iyamba, le Vice-Premier ministre s’est ensuite rendu à Loando Plantation, une exploitation agricole de cent hectares spécialisée dans la production d’huile de palme.
Cette visite traduit la volonté du Gouvernement de valoriser les avantages comparatifs de chaque province afin de renforcer les chaînes de valeur nationales. Pour Daniel Mukoko Samba, le développement économique de la RDC ne pourra être durable que si les provinces deviennent de véritables pôles de production capables d’alimenter les marchés régionaux et nationaux.
L’agriculture, qui demeure le principal secteur d’activité dans de nombreuses provinces, est appelée à jouer un rôle central dans cette stratégie d’intégration économique.
Énergie et commerce, les piliers de la transformation économique
La mission s’est poursuivie à la station de la SNEL ainsi qu’à la Division provinciale de l’Économie. Ces étapes ont permis au ministre de mesurer l’ampleur des défis liés à l’accès à l’électricité et à l’encadrement des activités économiques locales.
L’énergie constitue en effet l’un des facteurs essentiels de la transformation économique recherchée par le Gouvernement. Sans électricité fiable, il demeure difficile d’attirer les investissements, de développer les activités industrielles ou encore de promouvoir la transformation locale des produits agricoles.
Les échanges avec les agents de l’administration économique ont également permis de recueillir les préoccupations relatives à l’organisation du commerce et à la régulation des marchés dans une province encore fortement marquée par son isolement géographique.
Boende, futur carrefour de la connectivité fluviale
L’une des séquences les plus significatives de cette mission a concerné les infrastructures portuaires de Boende. Le Vice-Premier ministre a inspecté le bac assurant la traversée de la rivière Tshuapa sur la RN8, le port de l’ONATRA ainsi que les installations de stockage de carburant de Shell.
Ces infrastructures représentent des maillons essentiels dans la stratégie de connexion des provinces. Dans un pays où les voies fluviales demeurent un outil majeur de transport, leur modernisation pourrait considérablement réduire les coûts logistiques et stimuler les échanges commerciaux entre les différents espaces économiques du pays.
À travers cette visite, Daniel Mukoko Samba réaffirme sa conviction que l’intégration économique nationale passe autant par les fleuves que par les routes.
Monkoto, miroir des défis du développement
Le lendemain, la mission s’est poursuivie dans le territoire de Monkoto. Après une séance de travail avec le Comité local de sécurité et des échanges avec les représentants de la société civile, la délégation a visité le Parc national de la Salonga, joyau écologique géré par l’ICCN en partenariat avec le WWF.
Cette étape a permis d’évaluer le potentiel économique du tourisme écologique tout en identifiant les contraintes qui limitent encore son exploitation optimale.
La visite de l’Hôpital général de référence de Monkoto a, quant à elle, mis en évidence les insuffisances persistantes en infrastructures sanitaires et en équipements médicaux, illustrant les défis sociaux qui accompagnent le développement économique des territoires enclavés.
Une même priorité : rompre l’isolement des provinces
Au terme de cette tournée, un constat s’impose : le principal obstacle au développement de la Tshuapa demeure son enclavement. L’insuffisance des infrastructures routières, énergétiques, hydrauliques et administratives freine considérablement la création de richesses et limite l’accès des populations aux services essentiels.
Pour Daniel Mukoko Samba, ces difficultés ne sont pas propres à la Tshuapa. Elles reflètent une problématique nationale qui exige une réponse coordonnée visant à renforcer les connexions entre les provinces, à fluidifier les échanges commerciaux et à créer les conditions d’une croissance inclusive.
Après le Sankuru et désormais la Tshuapa, le Vice-Premier ministre de l’Économie nationale poursuit ainsi sa démarche de terrain avec une ambition clairement affichée : faire de l’interconnexion économique des provinces l’un des principaux moteurs de la transformation structurelle de la RDC. Une vision qui repose sur une conviction simple : aucune province ne pourra se développer durablement si elle demeure isolée du reste du pays.
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