Porté par les arguments solides du Vice-Premier Ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, le Gouvernement de Judith Suminwa Tuluka a obtenu un premier succès majeur : la déclaration de recevabilité du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 par l’Assemblée nationale. Un texte qui capitalise sur les performances économiques et la diplomatie présidentielle, malgré la guerre dans l’Est.
Le Gouvernement de la République a présenté, ce jeudi 11 juin 2026 à l’Assemblée nationale, le Projet de Loi de Finances rectificative de l’exercice 2026, un collectif budgétaire qui traduit à la fois les effets des performances économiques enregistrées ces derniers mois et la volonté des autorités de renforcer les investissements dans la sécurité, les infrastructures et le bien-être social de la population.
Présentant ce texte au nom de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a souligné que ce projet s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont l’action diplomatique continue de produire des résultats malgré l’agression persistante dans l’Est du pays.
«Ce collectif budgétaire intervient dans un contexte particulier marqué par une diplomatie agissante de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’État, face à la persistance de la guerre d’agression à l’Est du pays ainsi que l’obtention des sanctions américaines contre le Rwanda et ses supplétifs du M23 », a déclaré Adolphe Muzito devant les élus nationaux.
LES PRINCIPAUX INDICATEURS
Le Gouvernement met également en avant l’amélioration continue des principaux indicateurs macroéconomiques. La croissance économique a été revue à la hausse à 5,6 % contre 5,3 % initialement prévue, tandis que l’inflation demeure maîtrisée à 3,5 % en moyenne annuelle. Le franc congolais affiche par ailleurs une appréciation notable face au dollar américain, soutenue notamment par la bonne tenue des cours du cuivre et du cobalt sur le marché international.
Pour l’Exécutif dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, ces résultats constituent la preuve de la résilience de l’économie nationale et offrent une marge de manœuvre supplémentaire pour accélérer la mise en œuvre des engagements du Gouvernement.
«Il en résulte une augmentation des recettes courantes globales de 5 % comparativement aux prévisions de la loi de finances initiale », a indiqué le Vice-Premier Ministre du Budget.
Les recettes courantes passent ainsi de 14,4 milliards à 15,2 milliards de dollars américains, soit près de 740 millions de dollars additionnels destinés notamment au financement des salaires, des transferts et subventions, des investissements publics ainsi que des dépenses exceptionnelles.
Au-delà des chiffres, le collectif budgétaire traduit les priorités définies par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et mises en œuvre par le Gouvernement.
La défense et la sécurité demeurent au cœur de l’action publique, avec des moyens renforcés en faveur des Forces Armées et de la Police nationale congolaise.
Les investissements dans les infrastructures occupent également une place importante à travers le développement des routes, des aéroports et des chemins de fer, sans oublier les programmes de construction progressive des logements des policiers et l’amélioration des conditions de vie des militaires.
«Les principales politiques financées en dépenses portent sur les charges liées à la défense et à la sécurité, ainsi que les infrastructures, particulièrement les aéroports, les routes et chemins de fer », a insisté Adolphe Muzito.
Le Gouvernement entend également poursuivre les efforts en faveur de l’emploi et de l’entrepre-neuriat des jeunes, conformément à la vision du Président de la République visant à faire de la jeunesse un moteur de croissance et de transformation économique.
Sur le plan budgétaire, l’Exécutif réaffirme son ambition de renforcer progressivement les capacités financières de l’État. La pression fiscale devrait atteindre 12,5 % en 2026, contre 12,3 % dans la loi de finances initiale, avec l’objectif de la porter à 17 % à l’horizon 2035 afin de rapprocher la RDC du groupe des pays à revenu intermédiaire.
OBJECTIF : PRESSION FISCALE A 17%
«La politique budgétaire préconisée consiste à relever progressivement la pression fiscale pour la porter à 17 % à l’horizon 2035, en vue de rapprocher la RDC du groupe des pays à revenu intermédiaire », a expliqué le VPM du Budget.
Le Projet de Loi de Finances rectificative prévoit, par ailleurs, la mobilisation de nouvelles ressources destinées au financement des investissements structurants, notamment à travers une première tranche d’eurobonds de 650 millions de dollars américains.
Au total, le budget rectificatif 2026 s’équilibre en recettes et en dépenses à hauteur de 21,9 milliards de dollars américains. Malgré une légère contraction liée à la baisse des financements extérieurs, le Gouvernement estime que ce collectif budgétaire constitue un instrument essentiel pour consolider la stabilité économique du pays, soutenir les priorités telles que fixées par le Chef de l’État et accélérer l’exécution du programme gouvernemental conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
À l’issue de sa présentation, le VPM Adolphe Muzito a sollicité la recevabilité du texte par l’Assemblée nationale, soulignant son importance pour la poursuite des réformes et la bonne marche de la Nation.
Après échanges et débat, les députés nationaux ont déclaré recevable ce projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 et l’ont envoyé à la Commission Économique et financière pour examen approfondi.
Avec Celcom/BUDGET

