Pour une meilleure appropriation de son Plan triennal 2026 -2028, l’IGF associe les administrations et service publics

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Finis les contrôles a posteriori qui se contentent de pointer les erreurs. L’Inspection générale des finances (IGF) veut désormais anticiper, prévenir et sécuriser la gestion des deniers publics. Pour y parvenir, elle a convié, les 19 et 20 août au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, les responsables des administrations et services publics à un séminaire de vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028. Objectif : faire connaître sa nouvelle doctrine, fondée sur le contrôle systémique, et bâtir une relation de confiance avec ceux qui gèrent quotidiennement les finances de l’État.

L’Inspection générale des finances (IGF) a organisé, les 19 et 20 août au Pullman Grand Hôtel Kinshasa, un nouveau séminaire de vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028. De échanges directs avec des responsables des administrations et services publics autour de la nouvelle approche de l’IGF, essentiellement basée sur le contrôle systémique.

« Prévenir plutôt que subir » : la nouvelle philosophie de l’IGF

Placée sous le thème « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF : mutation du contrôle pour une meilleure gouvernance publique en RDC », cette rencontre s’inscrit dans la continuité des sessions de vulgarisation engagées depuis juin dernier auprès des différentes parties prenantes de la gestion publique.

À travers cette démarche, l’IGF entend faire connaître sa nouvelle vision du contrôle : une approche qui ne se limite plus à constater les irrégularités, mais ambitionne d’agir en amont, en identifiant les failles des systèmes de gestion et en sécurisant davantage les procédures, les recettes et les dépenses publiques.

Ouvrant les travaux au nom de l’Inspecteur général des finances-Chef de service, Emmanuel Tshibingu, Inspecteur général des finances-Chef de service adjoint, a insisté sur la nécessité de bâtir une nouvelle relation entre l’IGF et les gestionnaires publics, fondée sur la prévention, l’accompagnement et la responsabilisation.

Il a notamment rappelé les trois axes majeurs portés par le Plan stratégique 2026-2028 : la prévention, le renforcement des capacités et la digitalisation. Une orientation destinée à faire évoluer le contrôle public vers un dispositif plus moderne, préventif et capable de corriger durablement les faiblesses structurelles de la gestion de l’État.

La première communication de la journée a été assurée par Godefroid Misenga Milabio, Secrétaire exécutif du COREF, autour du thème : « La réforme des finances publiques et la performance de la gestion financière publique en RDC : esquisse de bilan et perspectives ».

Le professeur Kodjo Ndukuma Adjay lui a succédé avec une intervention consacrée à « L’e-administration comme levier de performance de la gouvernance publique en RDC : approche comparative », mettant ainsi en lumière la place du numérique dans la modernisation et l’efficacité de l’action publique.

Cette première séquence s’est achevée par une session de questions-réponses et d’échanges avec les participants.

Au cœur de la nouvelle doctrine : le contrôle systémique

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Moment fort de cette deuxième journée, l’intervention de Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des finances-Chef de service, a plongé l’auditoire au cœur de la mutation. Son exposé, intitulé « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF : quel apport à la gouvernance et à la performance des administrations et services publics ? », a présenté les ambitions de cette mutation et ses implications pour les gestionnaires publics.

Une dernière séquence d’échanges avec les participants a clôturé cette première journée.

À travers ce séminaire, l’IGF poursuit ainsi l’installation progressive d’une nouvelle culture du contrôle public en RDC : prévenir plutôt que subir, corriger les systèmes plutôt que seulement constater les fautes, et faire du contrôle un véritable levier de performance et de bonne gouvernance.

Installer une nouvelle culture du contrôle

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À travers ce séminaire, l’IGF poursuit un objectif ambitieux : installer progressivement une nouvelle culture du contrôle public en RDC ; prévenir plutôt que subir ; corriger les systèmes plutôt que sanctionner les hommes ; faire du contrôle un véritable levier de performance et de bonne gouvernance.

En clôturant ces deux jours d’échanges, l’IGF a réaffirmé sa volonté de créer un climat de confiance entre tous les partenaires impliqués dans la chaîne de redevabilité de la gestion des finances publiques.

Alors que la RDC s’engage dans une nouvelle ère de réformes, la transformation de l’IGF apparaît comme un maillon essentiel pour une gouvernance plus transparente, plus efficace et plus respectueuse des deniers publics. En associant l’administration à sa propre mutation, l’inspection pose les bases d’un contrôle moderne, préventif et durable, au service du développement du pays.

Econews

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