
Kinshasa, 24 août 2026 – C’est avec un sentiment de « profonde fierté administrative et un sens aigu de la responsabilité républicaine » que le Secrétaire général à l’Économie numérique a officiellement lancé, ce lundi 24 août 2026 à l’INPES (ex-IEM), la première vague des sessions de formation au profit de 580 agents et cadres de son administration.
Placée sous le thème du renforcement des capacités, cette initiative répond à une urgence : faire du capital humain le pilier central de la transformation numérique de la République démocratique du Congo.
Un levier stratégique pour la modernisation de l’État
Dans son mot de circonstance, le Secrétaire général a rappelé que la RDC, sous la vision éclairée du Chef de l’État, s’est engagée dans « la trajectoire irréversible de la transformation numérique ». L’édiction de l’Ordonnance n° 21/012 du 12 avril 2021 a consacré le numérique comme levier majeur d’intégration nationale, de bonne gouvernance et de croissance économique, conformément aux orientations du Plan National du Numérique (PNN).
Cet ambitieux programme s’inscrit dans la continuité du Plan national du numérique 2026-2030 (PNN2), doté d’un investissement public d’un milliard de dollars sur cinq ans, auquel s’ajoutent plus de 500 millions de dollars d’appuis extérieurs déjà mobilisés. La RDC, qui occupe actuellement le 179ᵉ rang sur 193 à l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), mise sur la formation pour combler ce retard et faire du numérique un moteur de développement socio‑économique.
Des défis opérationnels à relever avec lucidité
Le Secrétaire général a dressé un état des lieux sans complaisance, évoquant « des défis opérationnels structurants qu’il nous faut regarder en face avec lucidité et pragmatisme » :
· une méconnaissance des textes fondamentaux régissant la carrière d’agent public (Statut, régime disciplinaire, code d’éthique) ;
· des insuffisances déontologiques et rédactionnelles dans le traitement des dossiers administratifs ;
· la nécessité de renforcer la maîtrise des outils informatiques de base ;
· l’impératif de maîtriser la fiscalité spécifique au secteur numérique, nécessitant la formation d’Inspecteurs Contrôleurs Fiscaux et d’Officiers de Police Judiciaire (OPJ) à compétence restreinte.
Un programme structuré autour de deux piliers
Pour y remédier, le cycle de formation s’articule autour de deux grands axes :
1. Le Socle Fondamental Administratif et Juridique : imprégnation rigoureuse du Statut de l’Agent Public, du Code de bonne conduite, amélioration des techniques de rédaction administrative, et habilitation d’Inspecteurs Contrôleurs et d’OPJ pour accroître la mobilisation des recettes non fiscales du secteur.
2. Le Pilier Technique et Métiers du Numérique : thématiques d’avenir telles que l’économie numérique, le e-commerce, l’intelligence artificielle, le management agile, la cybersécurité, la protection des données à caractère personnel, la Blockchain et les infrastructures de confiance.
Une invitation à l’excellence
Aux Directeurs-Chefs de Service, Chefs de Division et à l’ensemble des agents, le Secrétaire général a lancé un appel à « une assiduité exemplaire, une ponctualité rigoureuse (de 08h00 à 16h00) et une participation active aux travaux pratiques ». Il a souligné que « les investissements matériels et financiers consentis par le Gouvernement doivent se traduire par un saut qualitatif immédiat dans la qualité de nos services ».
Organisée par le Ministère de l’Économie Numérique, en collaboration avec le Ministère de la Fonction Publique et l’ARPTC, cette session de cinq jours (24-28 août 2026) marque une étape décisive dans la construction d’une administration publique moderne, compétente et éthique.
« Que vive la République Démocratique du Congo ! Que vive l’Administration de l’Economie Numérique ! », a conclu le Secrétaire général en déclarant officiellement ouverts les travaux.
Avec Sphynxrdc


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